Octobre Rose : prendre soin de soi, avant, pendant et après

Chaque année en octobre, le monde se teinte de rose. Des monuments illuminés, des rubans épinglés sur les vêtements, des courses solidaires — Octobre Rose est devenu un rendez-vous mondial de sensibilisation au cancer du sein.

Mais derrière la campagne et les chiffres, il y a des femmes. Celles qui attendent les résultats d’une mammographie, le souffle un peu suspendu. Celles qui traversent les traitements avec courage et avec peur, souvent en même temps. Celles qui sont « guéries » sur le papier mais qui continuent de porter quelque chose d’invisible. Et celles aussi qui n’ont pas encore fait le pas du dépistage, par manque de temps, par crainte, ou parce qu’on remet toujours à plus tard ce qui concerne notre propre santé.

Cet article n’est pas là pour faire peur. Il est là pour donner envie de se tourner vers soi — avec bienveillance.

OCTOBRE ROSE

Un rappel doux mais important : le dépistage

Le cancer du sein est le cancer le plus fréquent chez la femme en France. La bonne nouvelle — et elle est réelle — c’est que détecté tôt, il peut être guéri dans 9 cas sur 10.

Le programme national de dépistage organisé invite les femmes de 50 à 74 ans à réaliser une mammographie tous les deux ans, prise en charge à 100 % par l’Assurance Maladie. Si vous avez reçu votre courrier d’invitation et qu’il attend dans un tiroir — c’est peut-être le bon moment.

Et à tout âge, il est utile de connaître ses seins et d’être attentive à tout changement : une boule, une modification de la peau, un écoulement inhabituel. En cas de doute, on consulte. Pas pour s’alarmer — pour être informée.

Ce dont on parle moins : l’impact émotionnel

Un diagnostic de cancer, même détecté tôt, c’est un choc. Une annonce qui change quelque chose dans le rapport à son corps, à sa vie, à l’avenir. Et les traitements — chirurgie, chimiothérapie, radiothérapie, hormonothérapie — sollicitent le corps et la tête de manière intense, sur des mois.

L’anxiété, la fatigue émotionnelle, les troubles du sommeil, la difficulté à se projeter, la peur de la récidive après les traitements — tout cela fait partie du parcours, même si on n’en parle pas toujours assez.

Prendre soin de son état émotionnel pendant et après un cancer, ce n’est pas un luxe. C’est une partie à part entière du soin.

Ce que peuvent faire la sophrologie et l’hypnose

La sophrologie et l’hypnose ne soignent pas le cancer. C’est important de le dire clairement. Elles s’inscrivent en complément des traitements médicaux, jamais à leur place.

En revanche, leur rôle dans l’accompagnement des personnes touchées par un cancer est de mieux en mieux documenté.

Une étude publiée dans Annals of Palliative Medicine a évalué l’utilisation de la sophrologie et de l’hypnose pendant des procédures en radiologie interventionnelle oncologique. Les résultats montrent une diminution significative de l’anxiété et de la douleur ressenties par les patients du groupe sophrologie/hypnose, comparativement au groupe témoin.

L’hypnose est également utilisée dans plusieurs hôpitaux français — dont l’Institut Curie depuis 2015 — pour accompagner les femmes pendant les opérations du cancer du sein, y compris pour des mastectomies partielles et totales.

Concrètement, la sophrologie et l’hypnose peuvent aider à :

  • Réduire l’anxiété avant une intervention, un examen ou une séance de traitement
  • Mieux gérer la douleur et les effets secondaires des traitements
  • Retrouver un sommeil de meilleure qualité, souvent perturbé par le stress et les traitements
  • Renouer avec son corps après une chirurgie ou une période de traitements intenses
  • Traverser l’après : la période de rémission, qui amène ses propres questions et ses propres peurs

Pour celles et ceux qui accompagnent

Octobre Rose, c’est aussi un mois pour les proches. Pour les conjoint(e)s, les ami(e)s, les sœurs, les frères, les mères, les pères — ceux et celles qui tiennent la main, qui conduisent aux séances de chimio, qui trouvent les mots même quand il n’y en a pas.

Accompagner quelqu’un à travers une maladie grave, c’est éprouvant. Et prendre soin de soi quand on est aidant, ce n’est pas un abandon — c’est une nécessité.

Si vous êtes dans ce rôle et que vous sentez que vous avez besoin d’espace pour souffler, pour déposer ce que vous portez, vous avez le droit de chercher du soutien pour vous aussi.

Et pour vous ?

Si cet article vous a touché.e — que vous soyez concerné.e de près ou de loin — peut-être est-ce le moment de vous accorder un peu d’attention.

Un accompagnement en sophrologie ou en hypnose peut se faire à n’importe quel moment du parcours : avant les traitements pour mieux les aborder, pendant pour traverser cette période avec plus de ressources, ou après pour retrouver un équilibre.

Les séances ont lieu en cabinet à Bruges et au Bouscat, ou en visio partout en France. 🌿

👉 Prendre rendez-vous

Sources : Programme national de dépistage organisé du cancer du sein, Institut national du cancer (INCa). Annals of Palliative Medicine, 2018 — étude sur la sophrologie et l’hypnose en radiologie oncologique. Institut Curie, utilisation de l’hypnose en chirurgie du sein.

Magali Grémillon — Praticienne en sophrologie et hypnose, Bruges et Le Bouscat (près de Bordeaux). Séances en cabinet et en visio partout en France.

🌿 Temps de pause

Que vous soyez en attente d’un résultat, en plein traitement, ou simplement traversée par une vague d’inquiétude, cet exercice peut vous aider à retrouver un peu de calme.

La respiration apaisante (5 minutes)

Installez-vous confortablement, assise ou allongée. Posez une main sur votre ventre.

  • Inspirez doucement par le nez en 4 temps, en sentant votre ventre se soulever
  • Retenez l’air 2 petits temps, sans forcer
  • Expirez lentement par la bouche en 6 temps, en laissant partir toute la tension

Répétez ce cycle 6 à 8 fois. Si des pensées arrivent, laissez-les passer sans vous y accrocher — comme des nuages dans le ciel. Vous n’avez rien à résoudre dans ces 5 minutes. Juste à respirer.