Un salarié sur deux en détresse psychologique : et vous, où en êtes-vous ?

La rentrée est là. Et avec elle, pour beaucoup, une question qui revient sans vraiment se formuler : est-ce que je vais tenir ?

Pas de manière dramatique, pas forcément avec des mots. Plutôt comme une intuition sourde. Un fond de fatigue qui ne disparaît pas pendant l’été. Une appréhension à l’idée de reprendre le rythme, les réunions, les sollicitations.

Ce ressenti n’est pas anodin. Et vous n’êtes pas seul(e) à l’éprouver.

Personne épuisée au travail — détresse psychologique et burnout, accompagnement sophrologie Bordeaux

Ce que disent les chiffres en 2026

En juin 2026, le cabinet Empreinte Humaine a publié la 16e édition de son baromètre sur la santé mentale des salariés français, réalisé par Ipsos-BVA auprès de 2 000 personnes. Les résultats sont sans appel.

50 % des salariés français présentent des signes de détresse psychologique — un niveau record depuis le lancement de l’étude en mars 2020. 32 % sont en risque de burnout, dont 11 % en risque sévère, soit le double du niveau observé avant la crise sanitaire.

Les moins de 30 ans sont les plus exposés : 60 % d’entre eux présentent des symptômes de détresse psychologique, contre 25 % des salariés de plus de 60 ans.

Ces chiffres ne sont pas une abstraction. Ils décrivent des personnes réelles, dans des organisations réelles, qui font de leur mieux avec des ressources qui s’épuisent.

Détresse psychologique, épuisement, burnout : de quoi parle-t-on exactement ?

Ces termes circulent beaucoup — parfois de manière interchangeable, ce qui crée de la confusion. Voici quelques repères simples.

La détresse psychologique désigne un état de souffrance émotionnelle qui combine des symptômes d’épuisement et de dépression. Ce n’est pas un diagnostic médical en soi — c’est un signal que quelque chose ne va pas et que le système est sous pression.

L’épuisement professionnel (ou burnout) est un état qui s’installe progressivement, sous l’effet d’un stress chronique lié au travail. L’Organisation mondiale de la Santé le reconnaît depuis 2019 comme un phénomène occupationnel, caractérisé par trois dimensions : un sentiment d’épuisement intense, une distance mentale ou du cynisme vis-à-vis de son travail, et une efficacité professionnelle réduite.

Le burnout ne surgit pas du jour au lendemain. Il s’installe sur des mois, parfois des années. Et il n’est pas réservé aux personnes fragiles ou peu résistantes — au contraire, il touche souvent celles qui s’investissent le plus.

  • Tensions corporelles, maux de tête, problèmes digestifs sans cause médicale identifiée

Sur le plan émotionnel

  • Irritabilité, impatience disproportionnée face aux petites choses
  • Sentiment de vide, de ne plus ressentir grand-chose
  • Anxiété diffuse, sentiment de ne pas être à la hauteur

Sur le plan cognitif et professionnel

  • Difficultés de concentration, mémoire en baisse
  • Sentiment de fonctionner « en automatique », sans élan
  • Perte de sens, détachement vis-à-vis de son travail, de ses collègues

Si plusieurs de ces signaux sont présents de manière durable, ce n’est pas une question de volonté. C’est le signe que votre organisme a atteint une limite.

Ce que peuvent faire la sophrologie et l’hypnose

La sophrologie et l’hypnose n’ont pas vocation à remplacer un suivi médical ou psychologique quand cela est nécessaire. En revanche, elles peuvent jouer un rôle réel dans la prévention de l’épuisement, et dans l’accompagnement d’une récupération progressive.

En sophrologie, on travaille directement sur le système nerveux autonome — celui qui régule nos états d’alerte et de repos. Grâce à des techniques de respiration, de relaxation dynamique et de visualisation, on apprend à reconnaître les signaux du corps avant qu’ils ne s’emballent, et à retrouver des états de calme réels, pas simulés. L’objectif n’est pas de « positiver » — c’est de récupérer des ressources concrètes pour avancer autrement.

En hypnose, on accède à un état de conscience modifié naturel, propice au changement. Cela peut permettre de travailler sur des schémas de pensée qui entretiennent l’épuisement (perfectionnisme, difficulté à dire non, sentiment de ne jamais en faire assez), sur le rapport au corps, ou encore sur la qualité du sommeil.

Les deux approches sont complémentaires et s’adaptent à chaque personne.

Et si vous alliez plus loin ?

Si ce que vous venez de lire vous parle — si vous reconnaissez des signaux qui durent depuis trop longtemps — peut-être que cette rentrée est le bon moment pour ne pas rester seul(e) avec ça.

Un accompagnement individuel en sophrologie ou en hypnose peut vous aider à comprendre ce que votre corps essaie de vous dire, à retrouver des ressources, et à construire quelque chose de plus solide pour la suite.

Les séances ont lieu en cabinet à Bruges et au Bouscat, ou en visio partout en France. 🌿

👉 Prendre rendez-vous

Sources : Baromètre Santé mentale au travail, Empreinte Humaine / Ipsos-BVA, 16e édition, juin 2026. OMS, définition du burnout, 2019.

Magali Grémillon — Praticienne en sophrologie et hypnose, Bruges et Le Bouscat (près de Bordeaux). Séances en cabinet et en visio partout en France.

🌿 Temps de pause

Ces exercices ne remplacent pas un accompagnement, mais ils peuvent aider à prendre un peu de recul dès maintenant.

La cohérence cardiaque (3 minutes)

La cohérence cardiaque est une technique de régulation du système nerveux autonome, bien documentée scientifiquement. Elle consiste à respirer à un rythme régulier qui harmonise le cœur et le cerveau.

  • Inspirez lentement par le nez en comptant jusqu’à 5
  • Expirez doucement par la bouche en comptant jusqu’à 5
  • Répétez pendant 3 minutes (soit environ 18 cycles)

Pratiquée 3 fois par jour — matin, midi et soir — elle a des effets mesurables sur le niveau de stress et la régulation émotionnelle. C’est peu, c’est accessible, et ça fonctionne.

L’observation sans jugement (5 minutes)

Quand la pression monte ou que les pensées s’emballent, posez-vous un instant et répondez mentalement à ces trois questions :

  1. Qu’est-ce que je ressens dans mon corps en ce moment ? (tension, fatigue, agitation…)
  2. Quelle émotion est présente ? (je la nomme, sans l’analyser)
  3. De quoi ai-je besoin là, maintenant ? (même si je ne peux pas l’obtenir immédiatement)

Ce simple exercice d’ancrage permet de sortir du pilote automatique et de se reconnecter à soi. Il ne résout rien d’un coup — mais il crée une habitude d’écoute qui, dans la durée, change vraiment quelque chose.